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Écrit par Administrateur du site   
Lundi, 19 Avril 2010 22:55

Dublin

Une Ville Gorgienne

Dublin et Joyce

Pour parcourir à nouveau l’itinéraire de Joyce, il faut se rendre au restaurant Bailey dans Duke Street, rue donnant sur la très centrale Grafton Street : la cuisine y est de type traditionnel et l'on pourra voir la porte du célèbre n° 7 d'Eccles Street, la maison de Léopold et de sa femme Molly. En face se trouve le Davy Byrne’s Pub, où Léopold s'arrêta entre 13 et 14 heures, le 16 juin 1904, pour y manger un sandwich au gorgonzola arrosé d'un verre de Bourgogne. Le pub a perdu son aspect modeste d'autrefois ; c'est devenu un établissement élégant, qui sert un excellent lunch à base d'huîtres et de Guinness. Ensuite, l'on suivra le personnage d'Ulysse dans sa promenade le long de Molesworth Street, Dawson Street, jusqu'à la National Library de Kildare Street, où il rencontra l'amant de sa femme, et à Lincoln Place, derrière le Trinity College . Ici, par contre, la Sweny’s Pharmacy est restée inchangée, avec son extérieur blanc et noir et, à l'intérieur, toutes ses fioles et potions.
Le Freeman’s Journal, le quotidien populaire pour lequel Léopold travaillait, avait ses bureaux dans Prince’s Street. de l'autre côté de la Liffey, jusqu'à l'insurrection de Pâques en 1916. Dernier repère de cet itinéraire : Railway Street, derrière la Custom House, où se trouvait le Bella Cohen’s Brothel, la maison close citée dans Ulysse.


Four Courts


Le palais de justice, appelé Four Courts (Quatre Cours), fut édifié entre 1786 et 1802 sur la rive nord de la Liffey, là où se dressait précédemment le couvent dominicain du Rédempteur. Le projet de l'édifice fut confié à James Gandon, qui le conçut de façon à y englober la cour de l'Echiquier, la cour d'Appel, celle de la Banque du Roi et celle de la Chancellerie. A l'extérieur, deux ailes de bâtiment se rattachent au porche corinthien de la façade, tandis qu'une imposante rotonde à colonnes domine l'ensemble, qui s'étend sur une longueur de 130 mètres.
L'édifice fut gravement endommagé pendant la guerre d'indépendance : en 1922, quand les républicains opposés à l'accord anglo-irlandais s'y réfugièrent, les troupes du nouveau gouvernement de Michael Collins le bombardèrent. Cet épisode, qui comporta la destruction de documents d'une valeur inestimable, marqua le début de la guerre civile.


Custom House

Construite entre 1781 et 1791, la Custom House est le premier grand édifice projeté à Dublin par l'architecte anglais James Gandon. Destiné à accueillir les bureaux des douanes, il s'étend sur 114 mètres le long de la Liffey, s'y ouvrant par un pronaos dorique. Les statues qui le décorent représentent l'océan Atlantique et les 13 principaux fleuves d'Irlande : une allusion aux trafics auxquels la douane était préposée, tout comme les statues de Neptune, de Mercure, du Commerce, de l'Abondance et de l'Industrie, disposées autour de la coupole de cuivre, haute de 38 mètres.
En 1921, pendant la guerre d'indépendance, l'édifice fut complètement détruit par un incendie qui dura cinq jours. Parfaitement restauré, il fut cédé au nouvel Etat irlandais, dont il abrite aujourd'hui encore les bureaux administratifs.


Leinster house

En 1745, James Fitzgerald, vingtième comte de Kildare et futur duc de Leinster, confia à Richard Castle la construction de sa résidence, qu'il voulut édifier en pleine campagne, sur la rive sud de la Liffey. A une époque où l'aristocratie de Dublin résidait encore au nord du fleuve, le choix du duc fit l'objet de nombreux sarcasmes, mais son exemple fut suivi peu de temps plus tard. L'édifice accueille aujourd'hui le siège du Parlement irlandais, dans des structures qui reflètent sa double fonction : une esthétique citadine caractérise la façade donnant sur Kildare Street, qui fut flanquée à la fin du XIXe siècle de la National Library et du National Museum, tandis que la façade postérieure s'ouvre sur Merrion Square et présente l'aspect d'une maison de campagne.


Trinity Collège

La plus importante université d'Irlande fut fondée en 1592, par la reine Elisabeth Ière d'Angleterre, sur le terrain confisqué à un monastère. Ce fut, pendant des siècles, une véritable citadelle du protestantisme : jusqu'en 1967, les étudiants catholiques qui voulaient s'y inscrire devaient obtenir l'autorisation de l'évêque, sous peine d'excommunication. L'université comprend maintenant un ensemble d'édifices érigés entre le XVIIIe et le XIXe siècles et disposés autour de trois cours en enfilade. L'entrée principale, où la monotonie du parement gris est interrompue par le blanc des colonnes et des encadrements corinthiens, s'ouvre sur la première cour. La chapelle et l’Examination Hall, réalisés sur projet de Sir William Chambers, s'y font face ; quant au clocher, il a été érigé en 1853, sur projet d'Edward Lanyon, à l'endroit où se dressait, pense-t-on, l'église médiévale du monastère détruit. Vient ensuite la deuxième cour, appelée Library Square en raison de l'édifice allongé qui délimite le côté sud. La Old Library fut construite entre 1712 et 1733 par Thomas Burgh et comprenait à l'origine trois étages. En 1857, Benjamin Woodward élimina le plafond de l'étage intermédiaire, créant ainsi la splendide Long Room, une salle de 60 mètres de long. Les rayonnages qui revêtent les murs abritent d’ anciens ouvrages enluminés, dont notamment le Book of Durrow et le Book of Kells.
Du côté sud de la cour, se dresse le Graduates’ Memorial Building. Un autre bâtiment, le Rubrisc Building, se caractérise par sa structure en brique rouge. Construit en 1690, il donne accès au New Square, autour duquel sont édifiés la Printing House, projetée en 1734 par Richard Castle sur le modèle d'un temple dorique, le Museum Building et la Berkeley Library ; cette dernière, réalisée en 1967 par Paul Koralek, est le plus bel exemple irlandais d'architecture moderne.

La ville Médiévale

La cathédrale Saint Patrick

La cathédrale fut édifiée vers la fin du XIIIe siècle sur l'emplacement où, d'après une ancienne tradition, saint Patrick avait, quelque huit cents ans plus tôt, baptisé les premiers convertis et fondé une église. Elle se dresse, solitaire, au milieu du parc du même nom, le quartier populaire qui l'entourait ayant été démoli au début du XXe siècle. De plan cruciforme, elle a des formes gothiques que domine, à l'extérieur, une solide tour érigée en 1370 à droite de la façade ; on lui ajouta en 1560 une horloge et en 1749 une flèche. Mais les modifications les plus radicales, et notamment l'adjonction des arcs rampants, furent effectuées en 1866, grâce aux financements de Benjamin Guinness.
L'intérieur abrite le tombeau de l'écrivain Jonathan Swift, qui fut doyen de la cathédrale de 1713 à 1745, et le Boyle Monument, de style baroque ; Richard Boyle le fit ériger en 1633 en mémoire de son épouse et y fit poser des portraits de famille.


Christ Church

En 1038 le roi viking Sitric Silkenbeard fonda la Christ Church, qui fut initialement réalisée en bois. L'actuel édifice de pierre remonte en effet à 1172, année où Richard de Clare, comte de Pembroke connu sous le nom de Strongbow, et l'archevêque de Dublin, Laurence O’Toole, plus tard canonisé et patron de la ville, décidèrent de démolir l'ancienne église pour en édifier une nouvelle. Suite à des problèmes statiques liés à l'instabilité des fondations, le mur sud s'écroula en 1562 ; quelques années plus tard, la tour centrale fut érigée, mais c'est entre 1871 et 1878 que l'on fit une restauration radicale. Aujourd'hui, seuls peuvent être considérés comme originaux le mur nord, les transepts et la partie ouest du chœur. L'église, dans laquelle la lumière pénètre par des fenêtres trilobées, renferme de nombreux monuments sépulcraux, dont notamment celui qui, d'après la tradition, contient la dépouille mortelle du légendaire Strongbow, premier conquérant normand. En fait, le tombeau remonte à 1340 et contient plus probablement le corps du duc de Drogheda, dont il reporte l'image en armes. La crypte, couverte de voûtes en arête et divisée par de robustes piliers, présente des dimensions insolites : elle s'étend en effet sur toute la longueur de la cathédrale.


Le Château de Dublin

C'est sur l'emplacement d'une précédente forteresse viking que le roi Jean donna, en 1204, l'ordre de construire le château de Dublin, forteresse romane dont seule reste aujourd'hui la Record Tower ; mais une campagne de fouilles a ramené à la lumière les fondations du complexe tout entier, qui était entouré de remparts et de douves et relié aux fortifications de la cité. Le château actuel est une reconstruction de style néoclassique entreprise au XVIIIe siècle, à la suite des désastreux incendies de 1670 et 1684 ; d'autres remaniements, effectués au début du XXe siècle, intéressèrent notamment la Birmingham Tower, néogothique.
Jusqu'en 1921, année où l'Irlande obtint l'indépendance, le château abritait la prison et la résidence des vice-rois d'Angleterre : les State Apartments occupent le côté sud de la cour et comprennent une enfilade de pièces richement décorées et meublées. Parmi les plus remarquables, le George’s Hall, ajoutée en 1911 à l'occasion d'une visite du roi George V, la Wedgewood Room, dont les enduits bleus imitent la porcelaine du même nom, et St. Patrick Hall, qui mesure 25 mètres de long sur 12 mètres de large.
Dans la cour inférieure se dresse la Chapelle Royale, construite entre 1807 et 1814 en style néogothique par Francis Johnston. L'intérieur est décoré de stucs ; quant à l'extérieur, on peut y voir plus de 90 sculptures représentant des monarques anglais et autres personnages historiques.

Mise à jour le Jeudi, 29 Avril 2010 21:20
 

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