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Institutions - les président partie1 PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Administrateur du site   
Lundi, 19 Avril 2010 21:53
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childers Président de 1973 - 1974
ERSKINE CHILDERS
Né en 1905 - mort en 1974

Porté à la présidence de la république d’Irlande le 1er juin 1973 par 52 % des voix, Erskine Childers est un protestant d’origine anglaise. Cette singularité surprend moins quand on sait que, sur les quatre présidents que la République irlandaise a eus depuis sa proclamation (en 1937), on compte deux protestants ; le premier, toutefois, Douglas Hyde, avait été désigné et non élu. D’autre part, le père d’Erskine Childers est un héros de la guerre d’indépendance ; officier britannique, il s’engagea très tôt aux côtés des rebelles irlandais et fit partie des irréductibles qui refusèrent, avec Eamon de Valera, le traité de partage de l’île signé en 1921 avec l’Angleterre. Arrêté comme rebelle, il devait être fusillé sur les ordres du premier gouvernement irlandais libre, soucieux de rétablir la paix. Erskine Childers, qui fait donc partie des 5 p. 100 de citoyens irlandais de confession protestante, est né en Grande-Bretagne et a fait ses études à Cambridge. Très marqué par des épreuves familiales, c’est un homme simple et discret, fin et cultivé. Jeune, il suit les traces de son père en militant dans le parti Fianna Fail fondé en 1926 par E. de Valera. Il aura été quatre fois ministre au cours de vingt-huit années de vie politique. Il détient le portefeuille de la Santé et le poste de vice-Premier ministre dans le gouvernement de Jack Lynch lorsque celui-ci est battu aux élections anticipées de janvier 1973. La défaite de son parti, au pouvoir depuis seize ans, n’empêche pas les électeurs de voter pour E. Childers lorsque, six mois plus tard, il se présente aux élections présidentielles. S’il doit assumer la lourde succession d’E. de Valera, le « chef historique » de la guerre d’indépendance, président de la République depuis 1959, sa grande popularité, sa chaleur et son humour (qui font merveille à la télévision) lui assurent d’emblée la confiance de ses concitoyens. L’élection d’un protestant à la tête de la république d’Irlande survient à un moment crucial de l’histoire de l’île. Le thème de la « réconciliation » a d’ailleurs joué un rôle capital dans la campagne électorale de Childers qui, député de la ville de Monaghan, à la frontière de l’Irlande du Nord, connaît mieux que personne les déchirements que cette situation provoque dans les familles. Son élection a sans doute rassuré ses coreligionnaires du Nord, toujours prompts à voir dans la république voisine un État inféodé à Rome. Le nouveau président suscita sans doute pendant son mandat une évolution décisive des relations entre Dublin, Belfast et Londres. Bien qu’il ait peu de pouvoirs constitutionnels, il fera tout pour favoriser les liens nouveaux qui se tissent, graduellement, entre les trois capitales.


odalaigh Président de 1974-1976
CEARBHALL O'DALAIGH
Né en 1911 - Mort en 1978












hillery Président de 1976-1990
PATRICK HILLERY
Né en 1923












robinson Président de 1990 - 1997
MARY ROBINSON

Haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme de 1997 à 2002.Née à Ballina, dans le comté de Mayo, Mary Robinson fait des études de droit, à Trinity College, à Dublin, puis à l’université Harvard, aux États-Unis. Revenue à Dublin, elle mène de front une carrière d’avocate et de professeur d’université. En 1969, elle est élue au Sénat, comme représentante de Trinity College. Dès le début des années 1970, elle fait campagne pour les libertés civiques ; elle défend le droit des femmes à siéger dans un jury, à être imposées indépendamment de leur mari et à recevoir elles-mêmes le paiement des allocations sociales ; elle milite en faveur de la dépénalisation de l’homosexualité et des droits des enfants naturels. En 1976, elle rejoint le Parti travailliste, mais échoue par deux fois dans sa candidature de député au Dáil, lors des élections générales de 1977 et de 1981. Elle quitte le Parti travailliste en 1985 parce qu’il soutient, au sein de la coalition gouvernementale, un accord anglo-irlandais, qui, selon elle, ne reconnaît pas les droits des unionistes de l’Irlande du Nord. En 1990, Mary Robinson se présente comme candidate de la gauche à l’élection présidentielle de la république d’Irlande ; étant donné sa réputation de radicale et le statut minoritaire des partis de gauche en Irlande, sa victoire est une surprise. Elle est en outre la première femme à accéder à la présidence de la république d’Irlande ; c’est également la première fois qu’un candidat n’appartenant pas à l’un des deux grands partis du pays, Fianna Fáil et Fine Gael, est élu. Dans son discours inaugural, elle déclare : « L’Irlande que je représenterai est une Irlande nouvelle, ouverte, tolérante et globale. » Elle prend des mesures en faveur des plus défavorisés et des associations féminines. Elle s’attache à réduire les divisions de la société irlandaise, notamment sur la question de l’Ulster. Après avoir rencontré Gerry Adams, le président du Sinn Féin, elle dialogue également avec les unionistes d’Irlande du Nord. À l’intérieur, sa présidence reflète l’accélération du passage, en Irlande, d’une politique fondée sur des valeurs gaéliques, catholiques et conservatrices, vers celle d’un État pluraliste, séculier et moderne, en gestation depuis les années 1960. En politique étrangère, Mary Robinson attire l’attention internationale sur la gravité de la situation en Somalie et au Rwanda, où elle est le premier chef d’État à se rendre après la crise de 1992 et à la suite du génocide de 1994. Aux Nations unies, elle soulève la question de la pauvreté en Afrique. Cet engagement de longue date en faveur des droits de l’homme la conduit ensuite à défendre cette cause directement au cœur de l’Organisation des Nations unies (ONU). Après avoir su donner à la fonction présidentielle un rôle et une influence qu’elle n’avait jamais eus auparavant, Mary Robinson quitte la tête de l’État irlandais et est nommée, en septembre 1997, par le Secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme. Là encore, elle parvient à donner à sa fonction un rayonnement inédit. Mais elle doit renoncer à assumer un second mandat, face à l’opposition des États-Unis et de la Russie, à l’égard desquels elle n’a pas ménagé ses critiques. À l’inverse, les organisations non gouvernementales (ONG) de défense des droits de l’homme saluent le bilan de Mary Robinson, dont ils ont maintes fois apprécié les prises de position fermes. En septembre 2002, le Brésilien Sergio Vieira de Mello, qui apparaît plus diplomate et pragmatique, succède à Mary Robinson.


mcaleese Présidente de 1997 -
MARY McALEESE
Né en 1951












Mise à jour le Mercredi, 28 Avril 2010 14:07
 

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