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Institutions - les président partie1 PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Administrateur du site   
Lundi, 19 Avril 2010 21:53
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DOUGLAS HYDEPrésident de 1938 – 1945
Dr DOUGLAS HYDE
Né en 1860 - mort en 1949

Il est des hommes qui entretiennent une relation privilégiée avec le terroir où ils sont nés. Tel est bien le cas de Douglas Hyde. Ce fils d’un pasteur anglican, natif du comté de Roscommon en Irlande, fut essentiellement un homme enraciné. Son père se chargea de son éducation. Les longues randonnées à travers la campagne irlandaise et la fréquentation assidue de villageois au rocailleux parler gaélique firent le reste. En 1880, le jeune Hyde entra à l’université de Dublin où il se distingua sans jamais parvenir à s’intégrer totalement. Irlandais autant qu’on pouvait l’être, il supportait difficilement les préjugés coloniaux de Trinity College, le mépris dans lequel on y tenait la vieille langue ancestrale et les coutumes populaires, et le zèle avec lequel on s’efforçait de singer le mode de vie anglais jusque dans ses aspects les plus discutables.

Soucieux de lutter contre ce courant d’imitation servile, Douglas Hyde avait adhéré à la Société pour la préservation de la langue irlandaise et participé au lancement du Gaelic Journal. Il avait également publié un recueil de contes où s’exprimait toute la richesse de la tradition orale irlandaise en voie d’extinction. Après un bref séjour au Canada, Douglas Hyde devait se consacrer entièrement au mouvement de renaissance linguistique. Ses Chants d’amour du Connaught publiés en 1893 eurent une profonde influence sur la jeune génération. William Butler Yeats, John Millington Synge, Lady Gregory y puisèrent une bonne part de leur inspiration. Mais Hyde n’était pas seulement un intellectuel, il était aussi un homme d’action. En 1893 il fonda une nouvelle association culturelle, la Ligue gaélique. Son but : préserver et étendre l’usage de la langue irlandaise, remettre en honneur les vieilles coutumes, développer une industrie nationale, refaire en un mot une Irlande irlandaise ouverte à toutes les traditions, catholique et protestante, nationaliste et unioniste, pourvu qu’elles fussent authentiquement irlandaises.

Le succès foudroyant de la Ligue gaélique — 964 « branches » en 1906 dans tout le pays — fit espérer une véritable révolution culturelle. Hyde parvint à imposer l’enseignement de l’irlandais à l’école et à l’université. Mais le mouvement qu’il avait déclenché ne devait pas tarder à lui échapper. La Ligue gaélique tomba sous la coupe du Sinn Fein et des nationalistes les plus avancés. En 1915 elle se déclara favorable à une « Irlande libre ». Faute de pouvoir maintenir la ligne apolitique qui lui semblait la seule de nature à pouvoir unir le peuple d’Irlande, Douglas Hyde abandonna ses fonctions de président pour se consacrer à la littérature et à l’enseignement. Mais il n’avait pas peu contribué à galvaniser la génération de la guerre d’indépendance. Et lorsque naquit l’État libre d’Irlande, c’est tout naturellement qu’il entra au Sénat sans renoncer pour autant à sa chaire d’irlandais moderne à l’Université nationale. Enfin, lorsque Eamon De Valera fit promulguer la nouvelle Constitution de l’Eire en 1937, Douglas Hyde quoique protestant fut élu premier président du nouvel État. L’Irlande rendait ainsi hommage à un des véritables pères de la nation .

Après qu’il eut consciencieusement rempli son mandat, de 1937 à 1945, le gouvernement irlandais mit à sa disposition une résidence où il s’éteignit, le 12 juillet 1949, entouré de l’affection et du respect de ses concitoyens.


oceallaigh Président de 1945 - 1959
SEAN TOMAS O'CEALLAIGH
Né en 1882 - mort en 1966











devalera Président de 1959 - 1973
EAMON de VELERA
Né en 1882 - mort en 1975

Premier ministre (1932-1948, 1951-1954 et 1957-1959), puis président de la république d'Irlande de 1959 à 1973, qui apparaît comme l'une des grandes figures du nationalisme irlandais. De Valera naquit le 14 octobre 1882 à New York et sortit diplômé du Blackrock College de Dublin. D'abord étudiant puis professeur de mathématiques en Irlande, il fut bientôt connu comme activiste indépendant. Rallié au parti nationaliste Sinn Féin, il participa activement à la rébellion de Pâques de 1916 et fut condamné à la réclusion à perpétuité lorsque les Britanniques matèrent la révolte. Libéré dans le cadre de l'amnistie générale de 1917, il fut élu président du Sinn Féin la même année, lorsque les membres républicains irlandais du Parlement britannique démissionnèrent pour former leur propre gouvernement. De nouveau arrêté par les Britanniques en mai 1918, il réussit à s'évader (février 1919) avec l'aide d'un groupe de militants du Sinn Féin. Réfugié aux États-Unis, il rassembla plus de 5 millions de dollars en soutien au mouvement révolutionnaire, et devint le président d'un gouvernement irlandais en exil. En 1921, il accepta de négocier le sort de son pays avec le Premier ministre britannique LLoyd George, mais refusa finalement le traité qui créait un État libre d'Irlande doté du statut de dominion et amputé de l'Ulster. Lorsque le Dáil Éireaann (le Parlement irlandais) ratifia avec la Grande-Bretagne le traité, De Valera, qui le dénonçait comme un compromis humiliant, démissionna de la présidence du gouvernement. Devant cette opposition, le gouvernement de l'État libre d'Irlande, officiellement reconnu par ce même traité, l'emprisonna en 1923. Libéré après onze mois, il reprit la tête du Sinn Féin, qui ne participa pas au Dáil avant 1927. Cette année-là, il créa le Fianna Fáil, une faction dissidente du Sinn Féin, opposée au traité et partisane de la lutte armée. Il put alors profiter de la crise de succession du roi George V pour faire voter une Constitution en 1937, consacrant la naissance de la République irlandaise. Il put alors revenir sur le devant de la scène politique irlandaise. Il occupa le poste de président du Conseil exécutif de l'État libre d'Irlande de 1932 à 1937 et de Premier ministre de la République irlandaise sous la nouvelle Constitution de 1937. En 1932, il devint président du conseil de la Société des Nations et, en 1938, président de l'Assemblée de cette organisation. En Irlande, sa politique fut constamment marquée par un nationalisme et un isolationnisme, tant politiques qu'économiques. En 1938, il approuva la politique d'apaisement du Premier ministre britannique Neville Chamberlain. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il défendit avec succès une politique de neutralité de l'Irlande. Débouté de son poste en 1948, il l'occupa de nouveau à deux reprises avant d'être élu président de la République en 1959, puis en 1966. Il se retira de la vie politique en 1973 et mourut en 1975.



Mise à jour le Mercredi, 28 Avril 2010 14:07
 

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