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Écrit par Administrateur du site   
Lundi, 19 Avril 2010 21:24

Le christianisme en Irlande

Même si 75% des Irlandais sont catholiques, la plupart des églises sont récentes et furent constuites dans les nouvelles agglomérations, ou près d’un monastère en ruine, là où les fidèles entendaient la messe malgré le joug des lois pénales, et où ils continuent souvent d’être enterrés. Après la Réforme, la plupart des sites religieux traditionnels furent occupées par l’Eglise anglicane d’Irlande ; l’Eglise presbytérienne prédomine au Nord du pays et le méthodisme est suivi d’une façon relativement limitée. Les huguenots, protestants venus de France après la révocation de l’édit de Nantes en 1685, s’installèrent dans le Sud et dans l’Est de l’île. Les quakers, qui s’établirent tout d’abord à Rosenallis dans le comté de Laois, au 17ème siècle jouaient autrefois un rôle social important. Le christianisme a probablement été introduit en Irlande, depuis la bretagne romaine ou la Gaule, au 4ème siècle, le premier évêque, Palladus, fut nommé en 431 par le pape Célestin 1er , mais sa mission rencontra peu de succès, les emplacements de trois de ses églises ont été identifiés dans le comté de Wicklow


L’Eglise Celte

Alors que l’Europe continentale était envahie par les barbares, l’Eglise d’Irlande développa une organisation originale, fondée sur le monachisme. Un très grand nombre de monastères apparurent au 6ème et 7ème siècle ; dès le 8ème siècle, l’administration de l’Eglise avait été reprise par les abbés. Les évêques assumaient toujours leurs devoirs sacramentaux mais de nouveaux prélats étaient consacrés sans être affectés à des évêchés particuliers. Certains monastères fleurissant autour de la retraite d’un ermite, mais bon nombre d’entre eux avaient pour fondateur le chef d’un clan dont les membres de la famille entraient dans la vie religieuse et remplissaient les différentes charges en tant qu’abbés, évêques, prêtres, enseignants ou ascètes. Les tâches manuelles étaient exécutées soit par les moines soit par les tenanciers originels de la terre, hommes mariés et pères de famille, dont les fils aînés recevaient généralement une éducation cléricale à l’école du monastère.

La plupart des établissements monastiques étaient des communautés autosuffisantes, produisant elles-mêmes leur nourriture, leurs vêtements, livres, outils et possédant leurs chevaux. Certains monastères semblent avoir été fondés sur d’anciens sites païens : d’autres s’installaient près des grandes voies de communication, souvent aux frontières d’un royaume.

Les couvents de moniales étaient rares, sans doute parce que les femmes avaient moins accès à des terres ou à des fonds indépendants. Kildare fut le plus célèbre monastère de ce genre. A Clonmacnois, une église séparée pour les femmes a été construite en dehors de l’enceinte. Dans leurs écoles, les moines enseignaient le latin ecclésiastique et l’étude des textes religieux.

Leurs bibliothèques contenaient des exemplaires des Ecritures saintes, des ouvrages des Pères de l’Eglise, de certains auteurs classiques et quelques livres d’histoire. Les tout premiers enseignements de la chrétienté furent préservés en Irlande après la chute de l’Empire romain, si bien que l’Eglise irlandaise évolua peu à peu en dehors du dogme de l’Eglise romaine.


Dans le scriptorium , les moines réalisaient des copies de textes existants ou rédigeaient leurs propres travaux d’érudition. Ils préparaient eux-mêmes leur matériel : vélin, crayons, encre et pigments colorés.

Leurs techniques sont bien décrites et illustrées au Centre du patrimoine St Columba (Colmcille Heritage Centre), à Church Hill.

D’important manuscrits, comme les Evangiles, étaient merveilleusement enluminés : certains d’entre eux sont exposées à la bibliothèques du Trinity Collège de Dublin. Des cartables en cuir suspendus à des crochets protégeaient les livres des souris et de l’humidité. Dès le début, les moines irlandais ont développé une tradition tenace d’ascétisme, s’appuyant sur une triple classification du martyre. Le martyre blanc impliquait de se séparer de tous ceux qu’ils aimaient, de se retirer de la société ou de partir en exil pour servir Dieu ; le martyre vert impliquait de s’imposer le travail dans un esprit de pénitence et de repentir : le rouge signifiait la soumission à la croix et aux adversités.

Les ascètes désireux de contempler la présence de Dieu se groupaient en petites communautés monastiques dans des endroits reculés, tout particulièrement sur des îles. La communauté monastique de Great Skellig convenait parfaitement à leur aspirations : l’île n’était accessible que par beau temps et les moines pouvaient se consacrer entièrement au recueillement, les seuls loisirs étant le jardinage et la pêche.

Mise à jour le Lundi, 26 Avril 2010 13:36
 

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