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Histoire - La fin du XIXème siècle PDF Imprimer Envoyer
Écrit par perso.wanadoo.fr/alain.guennec   
Lundi, 19 Avril 2010 13:45
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Histoire
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La fin du XIXème siècle
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La fin du XIXème siècle

James Stephens installe l'I.R.B (l'Irish Republican Brotherhood=Fraternité Républicaine Irlandaise) en Irlande en 1858. De nombreux "Fenians", membre de l'I.R.B, prennent part à la guerre civile en Amérique qui débuta en 1861.

De 1869 à 1870, le premier ministre brittanique Gladstone dissout l'Eglise protestante d'Irlande et organise des réformes agraires pour rendre la terre aux paysans. Les biens de cette Eglise protestante sont distribués aux catholiques, aux presbytériens et aux oeuvres charitables.

A la fin du IXXème siècle, divers lois agraires sont votées, des associations pour l'indépendance de l'Irlande sont crées et Butler Yeats, Lady Gregory et Edward Martyn fondent l'Abbey Theatre, qui jouera un grand rôle dans la création théâtrale et littéraire irlandaise. Un début de XXème siècle mouvementé John Edward Redmont, chef nationaliste, appelle vainement au soulèvement contre la Grande-Bretagne en 1900. En 1904, le parti républicain Sin Féin (Nous-Seuls), est fondé par Arthur Griffith et Tom Clarke, avec le soutien de L'Irish Républican Brotherhood (Fraternité Républicaine Irlandaise).

Sous la direction du protestant Edward Carson, plus de 400 000 personnes d'Irlande du Nord manifestent contre le Home Rule en 1912. Ne voulant pas être gouvernés par les papistes de Dublin, les Protestants presbytériens forment le Covenant d'Ulster pour résister aux Catholiques : " Not an inch " (pas un pouce), lance Carson, leur leader. Ils réaffirment leur loyauté envers la Couronne britannique.

Une troisième loi sur le Home Rule de l'Irlande est votée à Londres, mais sera suspendue en 1914, dès le début de la première guerre mondiale.

Carson fait venir des armes d'Allemagne et organise un corps de volontaires, The Ulster Volunteers Force, pour s'opposer au Home Rule en 1913. A Dublin, les républicains répondent en créant l'Irish National Volunteers, des milices armées nationalistes. La même année une grève menée par Larkin se termine dans la violence. Une garde nationale d'ouvriers s'organise sous le commandement du socialiste James Connolly : l'Irish Citizen Army.

Le soulèvement de Pâque et la proclamation de la République Le 24 avril 1916, 1200 membres des Irish Volunteers sous la direction de Patrick Pearse et l'Irish Citizen Army, conduite par James Connolly, s'emparent de la poste centrale de Dublin et de divers bâtiments officiels anglais, et proclament la République Irlandaise. Ils établissent un gouvernement provisoire présidé par Connolly ; Pearse devient commandant en chef des forces républicaines. Après six jours de combats contre vingt mille soldats anglais, les insurgés doivent se rendre : seize des chefs, dont Pearse et Connolly, sont traînés en conseil de guerre et exécutés. Deux mille cinq cents républicains sont déportés dans des camps en Grande-Bretagne. Un certain nombre sera libéré à Noël, dont Michael Collins.

A la fin de la première guerre mondiale en 1918, on compte 50 000 tués au cours des hostilités, entre 1914 et 1918, sur les 180 000 volontaires Irlandais présents sur le front allié, dans les forces britanniques. La même année, aux élections générales britanniques le Sinn Féin gagne soixante-treize sièges sur les cent cinq proposés aux Irlandais à Westminster : les élus du Sinn Féin refusent d'aller à Londres. En 1919, les députés du Sinn Féin convoque un parlement irlandais à Dublin, la Dàil Eireann, qui ratifie l'instauration de la république Irlandaise, proclame l'indépendance de la nation et adopte un programme démocratique pour gouverner l'Irlande en conformité avec les principes de Liberté, d'Égalité et de Justice pour tout le monde. L'Armée Républicaine Irlandaise (Irish Republican Army : I.R.A.) est soumise aux ordres du ministre de la défense. Alors qu'Eamon De Valera et soixante chefs du Sinn Féin sont encore en prison, Michael Collins se retrouve à l'âge de 29 ans à la tête de l'Irlande.

En septembre, les autorités militaires britanniques proclament l'illégalité de la Dàil Eireann et envoient 70 000 hommes de troupes britanniques et des forces de police, aidées d'auxiliaire et de vétérans recrutés en Angleterre et en Écosse, surnommés les Black and Tans. Ceux-ci incendient et pillent des villes et des villages, faisant installer ainsi la terreur. Pendant cette période de trouble, Collins fait évader De Valera qui s'enfuit aux États-Unis.

La partition de l'Irlande

Le 24 juin 1921, le premier ministre britannique, Lloyd George, un Gallois, ouvre les négociations avec les membres du gouvernement révolutionnaire irlandais, conduit par De Valera. Ces discussions mènent à la conférence de paix qui se termine le 06 décembre par le traité de Londres, qui partage l'Irlande en deux : 26 comtés sur les 32 deviennent un état indépendant, << Saorstat Eireann-Irish Free State >> (État libre d'Irlande) et les 6 autres comtés du nord-est (l'Irlande du Nord) reste partie intégrante du Royaume Unis.

Ce traité est signé par les modérés du Sinn Féin, Griffith et Collins, mais il est refusé par De Valera et ses partisans. Ratifié le 8 janvier 1922, ce traité engendra de nombreux drames en Irlande. Griffith devient le nouveau président de l'État libre d'Irlande après la démission de De Valera. Comme il est dit plus haut, le 8 janvier 1922, le traité de partition de l'Irlande est ratifié. Les 19 divisions de l'I.R.A. sont partagées quany à ce traité.

La guerre civile éclate opposant les Anglais à l'I.R.A.. Lors de cette guerre, le chef d'état-major de l'armée britannique et député d'Irlande du Nord, Sir Wilson, est abattu par l'I.R.A.. Meurt aussi à cette période : Arthur Griffith, Michael Collins. Cette guerre fratricide ruine l'Irlande et la divise plus que jamais. Elle cesse le 27 avril 1923 après qu'Eamon De Valera ait signé une proclamation qui ordonne la suspension des hostilités. Une deuxième moitié de XXème siècle calme Une fois que le calme revint, la République d'Irlande essaya de bien se démarquer de l'Angleterre, elle réussit à le faire de la manière la plus ambiguë en demeurant neutre pendant la seconde guerre mondiale. L'Irlande du Nord, jouissant d'une tranquillité à la fois inquiétante et pleine de suffisance, a un niveau de vie plus élevé qu'au Sud. Ceci est dû au fait qu'elle fait partie du Royaume-Uni.

La fin du XXème siècle

Les faits de cette fin du XXème siècle en Irlande sont que sa République essaie de devenir un pays de type européen et entre dans la C.E.E. (actuellement l'U.E.) ainsi que sa langue. Cette fin de XXème siècle est aussi marqué par les nombreux attentats et la guérilla que l'I.R.A. mena contre les britanniques. Mais depuis le début de l'année 1995, des négociations sont en cours entre les britanniques et l'I.R.A. amenant à des traités. Un espoir de paix peut être envisagé.



Mise à jour le Vendredi, 14 Mai 2010 15:11
 

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