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Histoire - La romanisation PDF Imprimer Envoyer
Écrit par perso.wanadoo.fr/alain.guennec   
Lundi, 19 Avril 2010 13:45
Index de l'article
Histoire
La tradition celtique
La société Celte
La romanisation
Domination anglaise
La fin du XIXème siècle
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La romanisation

Le caractère spécifique de l’Eglise irlandaise, notamment en ce qui concerne les rites, ne pouvant convenir aux instances catholiques de Rome, elle fut progressivement réorganisée à la suite de quatre synodes, qui eurent lieu dans la première moitié du 12ème siècle. Quatre provinces et 33 nouveaux diocèses furent crées, avec chacun un évêque. Certaines églises monastiques devinrent des cathédrales, d’autres furent utilisées comme églises paroissiales.

Les ordres monastiques du continent furent introduits : les augustins prirent la relève d’anciens centre monastiques pour être près du peuple : les cisterciens choisirent de nouveaux sites isolées, en accord avec leur règle ascétique, qui attirèrent de nombreux moines irlandais depuis leurs vieux monastères. En 1272, on dénombrait 38 maisons cisterciennes en Irlande. Au 13ème siècle, les franciscains s’installèrent dans les villes, et au 15ème siècle, ils se répandirent vers l’Ouest et le Nord du pays. Le rôle de l’Eglise irlandaise fut encore amoindri par le Normands, avec la bénédiction du roi Henri II et des papes Adrien IV et Alexandre III, dans le but « d’étendre les limites de l’Eglise romaine ». Les statuts de Killkenny (1366) interdirent aux Irlandais d’entrer dans des monastères dirigés par les Anglais, et le prêtres s’exprimant en anglais devaient être nommés dans des paroisses anglophones.

La Réforme

Au 16ème siècle, les Églises d’Angleterre et d’Irlande furent déclarées indépendantes de Rome et les monastères supprimés. Le Trinity College (Collège de la Trinité) de Dublin fut fondée en 1591 pour former des prêtres irlandais anglicans. Même si les catholiques étaient admis à certains diplômes en 1793, le titre d’enseignant fut réservé aux anglicans jusqu’en 1873. Les réformes du 16ème siècle ne furent mises en application en Irlande que par Intermittence. La majorité des gens restèrent fidèles à l’Eglise romaine et de nombreux monastères subsistèrent jusqu’à qu’ils soient supprimés par Cromwell. Au début du 17ème siècle, la colonisation de l’Ulster par les Ecossais de Lowlands introduisit un presbytérianisme fervent

Les lois pénales

Les mesures répressives introduites après la bataille de la Boyne (1690) bannirent les évêques et les membres catholiques du clergé régulier d’Irlande : il était interdit d’envoyer les enfants s’instruire à l’étranger. Les prêtres catholiques voyageaient à travers le pays sous des déguisements et disaient des messes en plein air en des endroits retirés ou dans les églises des monastères en ruine. Ils utilisaient une vaisselle sacramentelle qui pouvait se démanteler afin d’éviter tout risque d’être découverts. L’enseignement avait lieu dans les « écoles de bocages » où, abrités derrière des haies, des maîtres enseignant aux enfants le latin, le grec, l’arithmétique, L’irlandais, l’anglais, l’histoire et la géographie. Ces maîtres, récompensées de leur tâches en monnaie ou en nature, étaient des membres respectés de la communauté irlandaises et plusieurs d’entre eux étaient poètes.

La liberté confessionnelle

Les libertés de culte et d’éducation furent garanties par les lois d’exemption des catholiques (Catholic Relief Acts) de 1791 et 1793. En 1795, le séminaire de Maynooth fut crée pour former le clergé catholique. Ancien élève d’une « école de bocages », Edmund Rice (1762-1844) obtint en 1820 la reconnaissance par le pape des Frères chrétiens (Christian Brothers), ordre qui fonda de nombreuses écoles de garçons en Irlande. En 1831, les « écoles des bocages » du 18ème siècle furent remplacées par les Ecoles nationales. La séparation de l’Eglise anglicane d’Irlande et de l’Etat survint en 1869.

A l’exception de Trinity Collège et de deux autres Collèges, à Maynooth et Galway au 16ème siècle, l’Irlande ne possédait aucune université. En 1845, des chartes prévoyaient la création de trois collèges à Belfast, Cork, Galway, mais l’opposition catholique fit que seul le Queen’s Collège de Belfast se développa. L’Université nationale d’Irlande lors de sa fondation en 1908. Deux ans plus tard, le séminaire de Maynooth accédait au statut de collège de l’Université nationale.

Pèlerinage et pardons

Nombres d’anciens site religieux sont des lieux de pèlerinage le jour de la fête de saints ; à Glencolumbkille le jour de la Saint-Columba (le 9 juin) : à Clonmacnoise le jour de la Saint-Kieran (le 9 septembre) : à Croagh Patrick en juillet. Le pèlerinage les plus éprouvants ont lieu au Purgatoire de Saint-Patrick (St Patrick’s Purgatory), dans l’île de lac Derg (au Sud-Est de Donegal), où Saint-Patrick passa 40 jours de pières et de jeûne. Pendant la saison (1er juin au 15 août). Les pèlerins vont pieds nus pendants trois jours, prennent part à une nuit de veille et n’absorbent qu’un seul repas par jour, composé de pain, de thé, ou de café noir.

Un pardon (pattern, déformation de patron) est une visite collective à un puits sacré, placé sous la protection du saint patron de la région. On y récite des prières : des pièces, des fleurs et des morceaux de vêtements sont laissés en gage de gratitude ou d’espoir, jadis, ces jours saints étaient l’occasions de beuveries et finissaient souvent par des bagarres.



Mise à jour le Vendredi, 14 Mai 2010 15:11
 

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